
Détection de fuites
La détection de fuites d’air comprimé : une démarche à double enjeu.
La détection de fuites sur circuits d’air comprimé représente un double enjeu : environnemental pour chacun de nous et économique pour chaque entreprise. Est-ce parce qu’il est question d’environnement que peu de responsables d’entreprises se sentent concernés par le sujet ? Alors abordons ce dernier sur le terrain des économies substantielles que peut générer la suppression de ce formidable gaspillage.
La maîtrise d’une campagne proactive de détection ultrasonore des fuites avec quantification de la perte d’air comprimé permet de calculer facilement le bénéfice généré. Les chiffres sont alors suffisamment éloquents pour vous convaincre à poursuivre une meilleure gestion du rendement énergétique.
Quand on parle de perspectives d’économie d’énergie, la notion de protection de l’environnement n’est cependant jamais très éloignée. La détection de fuites sur vos circuits d’air comprimé s’inscrit dans cette double préoccupation.
Enjeu environnemental et enjeu économique.
L’énergie est, et devient, de plus en plus une question prioritaire et importante ; entre autres, par son prix, par l’épuisement des ressources, par la lutte irrévocable contre les changements climatiques, etc. Dans de telles conditions, pourquoi ne pas supprimer des consommations totalement inutiles générées par les fuites sur les circuits d’air comprimé ? N’est-il pas temps de limiter les dégâts ? Vu que (es engagements associés au Protocole de Kyoto ratifié en février 2005 nous imposent de réduire les rejets toxiques dans (‘atmosphère par une meilleure gestion du rendement énergétique.
Pour 2012, 35 pays industrialisés se sont engagés à réduire de 5 % par rapport à leurs niveaux de 1990 les émissions de gaz à effet de serre. Ils représentent 35% des émissions mondiales. En tant que tel, cet objectif est loin d’être suffisant. D’autant plus qu’aucun engagement n’est pris pour l’après 2012. Si on écoute Stéphane Dion, Président sortant de la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, « Dix Kyoto seront nécessaires pour parvenir à atténuer les changements climatiques. Les scientifiques évoquent une réduction de 60% des émissions de gaz à effet de serre d’ici un demi-siècle pour stabiliser le réchauffement. Or si rien n’est fait, ces émissions augmenteront elles-mêmes de 60% ». Quelle sera la part imputable aux industries ?
Pendant que vous voyez grimper votre facture énergétique, il ne se passe pas un jour sans que ne soient abordés de nouveaux engagements de réduction des quotas d’émission de C02. Un double défi à relever pour tout industriel. D’autant plus que l’Union Européenne s’est engagée début 2007 à réduire de 20 % -au moins- les émissions de ce type d’ici à 2020.
Les fuites d’air comprimé coûtent très cher en surconsommation d’énergie.
Quelques connaissances, des aptitudes à la portée de tous, et, surtout, quelques bons réflexes suffisent pour intégrer les préoccupations énergétiques dans La gestion de son outil de production. Contrairement à ce que l’on pense, mieux gérer l’énergie et/ou investir dans l’efficacité énergétique peut être très rentable. Et, situation assez rare, la solution qui passe par la suppression des fuites est à l’avantage immédiat de l’environnement et de vos finances. Plus généralement, on admet qu’une démarche qui vise la protection de l’environnement engendre des frais. Dans le cas présent, à contrario, la balance des gains est équilibrée. Et quoi de plus motivant d’y associer l’avenir des générations futures
A la portée de toute entreprise, la détection de fuites sur circuits d’air comprimé est une étape importante de son engagement dans une politique active de gestion énergétique.
Payez l’air utilisé, pas les fuites
L’air comprimé est le fluide énergétique le plus utilisé en industrie, mais aussi le plus cher. Sur base d’une consommation de 5 ans à raison de 6.000 heures annuelles de production, on admet généralement que les coûts de production de l’air comprimé se répartissent en
75 % pour la fourniture d’énergie,
13 % en investissement et 12 % en frais de maintenance
L’air comprimé coûte cher pour en rendement global thermodynamique (rendement d’utilisation) d’à peine 10 %, même dans les cas optimisés.
La production d’air comprimé occupe la 2ème ou 3ème place au tableau des dépenses d’énergie d’une entreprise. Il est donc normal de prendre en considération son potentiel d’améliorations. Il est important et repose essentiellement sur l’adéquation idéale entre les besoins réels de la production et les niveaux de pression, sur la réduction des pertes d’énergie, sur la maintenance des composants, sur le contrôle de qualité de l’air et sur la suppression des fuites sur le réseau.
Dans certaines entreprises, plutôt que d’envisager ces améliorations, on ajoute un compresseur pour compenser les pertes. Cette situation n’est pas exceptionnelle...
Les fuites peuvent représenter
30 à 40 % du volume consommé.
Il faut savoir que les fuites peuvent apparaître partout sur le réseau
raccords sur ligne, purgeurs, filtres, régulateurs de pression, vannes, raccords rapides, tuyaux en caoutchouc, etc. Et il y a encore bien d’autres localisations, dans les endroits les plus cachés comme dans les plus inaccessibles. Un véritable programme proactif de chasse à ce type de gaspillage n’en est que plus indispensable pour réduire la perte à un volume raisonnable
Réduction de la perte d’air comprimé à 5% du volume consommé.
C’est d’autant plus vrai que les pertes empêchant d’atteindre la pression de service minimale, on a très souvent tendance à augmenter la pression. Ce qui accroît le pourcentage de perte. Compte tenu du nombre de composants de tout circuit d’air comprimé, il est facile d’imaginer le potentiel de fuites et le rendement financier d’une campagne de détection. Sur base du coût de la plus petite fuite et par simple multiplication, le calcul sera vite fait
Une seule fuite d’l mm à 85PSI
vous coûte déjà 220$ par an.
A 175PSI,
elle vous coûte 735$ par an.